Violences de genre : Vers un changement nécessaire

Older man meditating on a cushion in a cozy living room with plants, a bookshelf, and a window view behind him.

Violences de genre : Pourquoi il est temps de changer de lunettes (et de société)

Vous savez, il y a des sujets qui grattent, qui dérangent, qui reviennent sans cesse comme une chanson dont on n’arrive pas à se débarrasser. Les violences de genre, c’est exactement ça. On aimerait bien croire que ça ne nous concerne pas, que c’est loin, que c’est rare. Mais, franchement, qui peut encore se boucher les oreilles ? Les chiffres sont là, froids, implacables. Et derrière chaque chiffre, il y a une histoire, un visage, parfois celui de la voisine, de la caissière du supermarché, ou même de nos propres enfants.


Les violences sexistes et sexuelles : un miroir pas très flatteur

Regardons les choses en face. Les violences sexistes et sexuelles, ce n’est pas juste un problème de statistiques. C’est un problème de société, de construction, de culture. Et, soyons honnêtes, la plupart du temps, ce sont des hommes qui agressent, et des femmes, des personnes LGBTQIA+, qui subissent. C’est dur à entendre, mais c’est la réalité. Et quand il s’agit de violences sur enfants, c’est encore plus glaçant : dans plus de 80 % des cas, l’agresseur fait partie de la famille. Le père, le grand-père, l’oncle, le copain de l’oncle… Bref, des gens qu’on connaît, qu’on croise tous les jours.

Alors, on fait quoi ? On lance des campagnes d’information, on colle des affiches, on fait des spots à la radio. Mais qui écoute vraiment ? Ceux qui sont déjà concernés, ceux qui ont déjà souffert, ou ceux qui ont vu un proche tomber. Les autres, souvent, détournent le regard. Et, soyons francs, les hommes qui s’engagent sont rares. On entend souvent : « Les victimes, ce sont les femmes, donc ce sont les femmes qui agissent. » Mais pourquoi ce serait à elles de porter tout ça, encore et toujours ?


Protéger ou changer ? La question qui fâche

On en arrive à créer des applications pour se protéger, comme The Sorority. C’est bien, c’est utile, mais c’est aussi un aveu d’échec. On s’organise pour se défendre, au lieu de s’attaquer à la racine du problème. On met des pansements sur une jambe de bois. Et pendant ce temps, certains politiques accusent ceux qui veulent changer les choses d’être des idéologues, des extrémistes. Mais, franchement, vouloir une société qui fonctionne mieux, c’est vraiment radical ?

Changer, ça fait peur. On préfère bricoler avec ce qu’on a, s’arranger, faire comme si. Mais non, on n’est pas obligés de continuer comme ça. On peut changer la donne. Mais pour ça, il faut s’attaquer à ce qui est toxique : le patriarcat, le machisme, cette masculinité qui écrase, qui impose, qui blesse. C’est là que tout commence. C’est la source de toutes les violences de genre.


L’éducation, ce terrain miné

Vous avez remarqué ? Dès l’enfance, on distribue les rôles. Les garçons, c’est les armes, les soldats, le foot. Les filles, c’est la discrétion, la douceur, les jeux calmes. Et si une fille veut jouer au foot ? « Attention, c’est dangereux ! » Les arguments sont souvent absurdes, mais ils tiennent bon. On enferme les filles dans un territoire connu, au service des garçons. Et on s’étonne ensuite que les violences de genre persistent ?

Il y a même des documentaires, comme celui sur Arte, qui expliquent comment le machisme s’est construit, comment on en est arrivés à trouver normal qu’un homme ait des besoins sexuels, mais pas une femme. Dans un couple, si la femme exprime son désir, elle est jugée, pathologisée. L’homme, lui, c’est normal. Il y a quelque chose qui cloche, non ?


Voir ce qu’on ne veut pas voir : la question de l’inceste

Parfois, il suffit de gratter un peu la surface pour que tout s’effondre. Une enquête récente disait que dans une classe, trois enfants en moyenne sont victimes d’inceste. Trois ! C’est vertigineux. Et pourtant, on continue à faire comme si de rien n’était. On préfère ne pas savoir, ne pas voir. Mais une fois qu’on sait, on ne peut plus faire marche arrière. C’est comme le réchauffement climatique : certains nient, mais la réalité est là.


Se former, c’est déjà agir (et c’est gratuit)

Alors, que faire ? On peut commencer par se former. Oui, vous avez bien lu. Il existe des formations gratuites, anonymes, accessibles à tous, comme celle proposée par Patapon 95 (https://relais.patapon95.fr/formation). Pas besoin de s’engager, juste de s’informer, de comprendre, d’apprendre à repérer les signaux faibles. Parce que, parfois, la violence se cache là où on ne l’attend pas. Et une fois qu’on a ouvert les yeux, difficile de les refermer.

Attention, la prise de conscience, c’est un aller simple. Après, impossible de dire : « Je ne savais pas. » Et franchement, c’est trop facile de laisser les femmes se débrouiller entre elles, de se moquer des Femens ou de The Sorority, de trouver des excuses pour que les femmes cachent leurs seins alors que les hommes, eux, continuent à se balader torse nu sans problème. On marche sur la tête, non ?


Comparer, c’est avancer (ou pas)

Regardez l’Espagne, par exemple. Là-bas, la lutte contre les violences de genre avance, les moyens sont là, la société bouge. Et nous, on traîne, on hésite, on chipote. On dépense de l’argent pour « protéger » les femmes, mais la vraie question, c’est : pourquoi ne pas s’attaquer à la source du problème ?


Et vous, vous en êtes où ?

Changer de regard, c’est déjà un premier pas. Certains doivent mettre des lunettes pour voir plus clair, d’autres devraient les enlever pour arrêter de filtrer la réalité. Et vous, où vous en êtes ? Prendre le temps de se former, de comprendre, c’est aussi protéger ceux qu’on aime, nos enfants, nos proches. Ce n’est pas juste une affaire de femmes, c’est l’affaire de tous.

Alors, pourquoi ne pas essayer ? Juste pour voir. Parce qu’une fois qu’on a compris, on ne peut plus faire semblant. Et, honnêtement, c’est peut-être ça, le vrai courage.

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