Problème technopolitique et invisibilisation des violences de genre

Hooded figure silences a protester by covering her mouth with a red 'CENSURE' tape during a street demonstration, signs in French in the background.

Plan de l’article

  1. Introduction
  2. Le casse-tête technopolitique du référencement
  3. L’invisibilisation algorithmique : quand l’IA fait taire les victimes
  4. Liberté d’expression à géométrie variable
  5. Engagement associatif et obstacles concrets
  6. Conclusion ouverte

Violences de genre et égalité femmes-hommes : quand la technique se mêle de politique

Vous savez, parfois, on croit qu’on va juste parler d’un problème technique. Un bug, un plugin qui plante, un mot qui ne passe pas. Mais, franchement, il y a des sujets où la technique n’est jamais neutre. Aujourd’hui, j’ai envie de vous emmener dans les coulisses d’un blog qui parle d’égalité femmes-hommes et de violences de genre. Parce que, croyez-le ou non, même là, les algorithmes et les outils numériques viennent mettre leur grain de sel… et pas toujours pour le meilleur.

Les outils numériques : alliés ou censeurs ?

Alors, soyons clairs : j’utilise WordPress, hébergé chez OVH. Rien de bien original, c’est le combo classique pour beaucoup de blogueurs et d’associations. J’ai mes petits plugins SEO, mes correcteurs d’orthographe, mes outils pour alléger les phrases et booster le référencement sur Google ou Qwant (oui, Qwant, ce moteur français qui fait de la résistance face au géant américain). Jusque-là, tout va bien.

Mais voilà, il y a un hic. Un vrai. Ces outils, censés m’aider à rendre mes articles plus visibles, se transforment parfois en véritables barrières. Vous avez déjà essayé d’écrire sur les violences faites aux femmes, ou sur le viol, et de publier ça sans que le système vous mette des bâtons dans les roues ? Eh bien, c’est tout un sport. Les filtres automatiques, les “intelligences artificielles” (qui, franchement, manquent parfois cruellement d’intelligence humaine), refusent certains mots, bloquent des phrases, ou classent l’article comme “contenu inapproprié”. C’est le mot magique, celui qui ferme toutes les portes.

L’invisibilisation algorithmique : le silence imposé

On pourrait croire que c’est juste une question de sécurité, pour éviter les contenus choquants. Mais, honnêtement, ça va beaucoup plus loin. Ce filtre, il ne protège pas les victimes. Il les rend invisibles. Il empêche de nommer les choses, de dire les mots qui font mal, mais qui sont nécessaires. Parler de viol, de violences conjugales, de harcèlement, c’est déjà difficile. Si, en plus, on doit contourner les algorithmes en écrivant “v*ol” ou en supprimant une lettre, on finit par se demander : à qui profite ce silence ?

C’est un peu comme si, dans une salle de classe, on interdisait aux élèves de prononcer le mot “racisme” sous prétexte que c’est trop dur à entendre. Résultat ? On ne règle rien, on cache la poussière sous le tapis. Et ce n’est pas qu’une impression : beaucoup de journalistes, d’associations, de militantes et militants se retrouvent à ruser, à inventer des codes pour passer sous les radars. Abominable, non ?

Liberté d’expression : deux poids, deux mesures

Ce qui est fou, c’est que, pendant ce temps, d’autres voix, souvent très bruyantes, réclament la liberté d’expression totale. On entend parler de “cancel culture”, de censure, de débats impossibles. Mais, bizarrement, quand il s’agit de parler d’égalité femmes-hommes ou de violences de genre, là, la liberté s’arrête. On nous dit que c’est “indécent”, “inapproprié”. J’ai même eu droit à ce genre de remarques en voulant discuter d’un livre de Gisèle Pelicot dans mon club de lecture. On m’a répondu que c’était trop, que ça ne se faisait pas. Mais, au fond, c’est quoi, l’indécence ? Parler de la réalité, ou la cacher ?

S’engager, malgré tout

Avec Brigitte, mon épouse, on a créé une association pour lutter contre les violences de genre et promouvoir l’égalité femmes-hommes. On y croit, vraiment. On cherche des bénévoles, on essaie de faire bouger les lignes, même si, parfois, la tâche paraît immense. Et, franchement, les obstacles ne manquent pas. Il y a les problèmes techniques, bien sûr, mais aussi tout un système qui préfère qu’on ne fasse pas trop de vagues. Comme si, en ne nommant pas les choses, elles allaient disparaître.

Mais vous savez quoi ? On ne va pas se taire. On va continuer à écrire, à parler, à chercher des moyens de contourner les filtres, à inventer de nouveaux mots s’il le faut. Parce que le silence, c’est le meilleur allié des violences.

Et si le problème était plus profond ?

On parle souvent de société patriarcale, de structures qui invisibilisent les femmes et les minorités de genre. Mais, parfois, je me demande : est-ce juste ça ? Ou est-ce qu’il y a, derrière ces filtres et ces censures, une peur plus profonde ? La peur de regarder la réalité en face, de remettre en question des privilèges, de changer vraiment les choses ?

Alors, oui, la technique, c’est politique. Et, oui, écrire sur l’égalité femmes-hommes, c’est se heurter à des murs, parfois invisibles, parfois bien réels. Mais c’est aussi, chaque jour, une petite victoire contre le silence.

Vous voulez nous aider ? Rejoignez-nous. Parce que, franchement, on a besoin de toutes les voix, de toutes les énergies. Et, qui sait, peut-être qu’un jour, on pourra écrire les mots justes, sans avoir à les cacher.


Pour aller plus loin :

  • Qwant : un moteur de recherche européen qui respecte la vie privée.
  • Collectif #NousToutes : pour s’informer et agir contre les violences sexistes et sexuelles.
  • Association Parler : soutien aux victimes de violences sexuelles.
  • Patapon95 : promotion de l’égalité femme-homme et d’accompagnement psychologique des victimes de violences de genre.

Parce que, parfois, parler, c’est déjà résister.

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