L’humain, l’action… et ce fichu temps qui passe
Vous savez, parfois, on a l’impression que l’être humain attend toujours le dernier moment pour réagir. C’est comme si on avait besoin d’un coup de massue pour enfin bouger. Prenez le réchauffement climatique : depuis les années 1950, les scientifiques nous alertent, les données sont là, les catastrophes annoncées se produisent… et pourtant, on traîne, on tergiverse, on s’accroche à des excuses fumeuses. C’est un peu pareil pour les violences de genre, non ? On sait, on voit, on entend, mais l’action reste timide, presque symbolique.
Le climat, miroir de nos inerties collectives
Regardez le climat : on sait que la production de CO₂, l’utilisation des énergies fossiles, tout ça, c’est mauvais. Mais on continue. On discute, on fait des conjectures, on s’appuie sur des croyances ou des raisonnements qui arrangent ceux qui profitent du système. Les données scientifiques, elles, ne changent pas. Le réchauffement climatique, c’est un fait. On peut tourner autour du pot, mais la réalité ne bouge pas. Ce qu’on en fait, par contre, ça, c’est entre nos mains.
Et franchement, ce réflexe d’attendre, de repousser, on le retrouve partout. C’est comme si on avait une allergie à l’effort, à l’engagement. On préfère le confort de l’habitude, même si elle est toxique.
Violences de genre : un constat ancien, une action toujours timide
Les violences faites aux femmes, ça ne date pas d’hier. Les féministes, Yvette Roudy (paix à son âme), et tant d’autres, se battent depuis des décennies. On sait, on a les chiffres, les témoignages, les études. Mais l’action ? Elle reste souvent au stade de la parole. On parle, on promet, on annonce… mais sur le terrain, ça bouge peu.
Et là, je repense à mes précédents articles où je comparais la France et l’Espagne. L’Espagne, elle, a mis en place des mesures concrètes, des protocoles, des formations, des accompagnements psychologiques gratuits. En France, on avance, mais à petits pas. Pourquoi ? Est-ce une question de volonté, de moyens, de culture ? Peut-être un peu tout ça.
L’exemple espagnol : et si on s’inspirait ?
Petite digression, mais ça vaut le détour : en Espagne, la lutte contre les violences de genre est devenue une priorité nationale. Il y a des tribunaux spécialisés, des campagnes de sensibilisation, des accompagnements psychologiques gratuits pour les victimes, des formations pour les professionnels. C’est un vrai modèle. En France, on commence à s’y mettre, mais on reste souvent dans le « pas de vagues », le « c’est trop compliqué ». Pourtant, les solutions existent. Il suffit parfois de regarder ce qui marche ailleurs.
Violences envers les enfants : chiffres glaçants, réactions molles
Et puis, il y a les violences et agressions sexuelles envers les enfants. Là, les chiffres font froid dans le dos : toutes les trois minutes, un enfant est violé. Oui, vous avez bien lu. Et pourtant, on n’agit pas vraiment. On sait, on dénonce, mais les actions restent symboliques. On parle de « tolérance zéro », mais dans les faits, c’est souvent du vent. Les enfants restent avec leurs agresseurs, les procédures traînent, les accompagnements sont insuffisants.
Vous ne trouvez pas ça révoltant ? Moi, si. Mais, honnêtement, ça demande un effort personnel, un engagement. Porter plainte, signaler, accompagner… ce n’est pas facile. Mais c’est nécessaire.
Sécurité numérique : double authentification, métaphore de l’engagement
La semaine dernière, on a appris que les bases de données de certains services de l’État avaient été piratées. Tout le monde s’est indigné : « Ce n’est pas normal, la confiance est trahie ! » Et là, je me demande : combien d’entre nous ont activé la double authentification sur leurs applications ? Pas beaucoup, j’imagine.
La double authentification, c’est simple : vous entrez votre identifiant et votre mot de passe, puis on vous demande un code supplémentaire, généré par une application sur votre téléphone (comme Google Authenticator, Proton, Bitwarden…). C’est gratuit, c’est efficace, mais on ne l’utilise pas. Pourquoi ? « Je ne sais pas », « J’ai peur », « C’est trop compliqué ». Mais il suffit de demander, de se faire aider. L’effort est minime, le bénéfice énorme.
Et là, je vois un parallèle : on a les outils, les moyens, mais on ne les utilise pas. On attend la catastrophe, puis on crie au scandale. C’est pareil pour les violences de genre : on a les ressources, les accompagnements psychologiques gratuits, les formations, mais on hésite, on repousse, on se cache derrière des excuses.
Pourquoi n’agit-on pas ? Peur, ignorance, confort
Alors, pourquoi cette inertie ? Est-ce la peur de l’inconnu ? L’ignorance ? Le confort de ne rien changer ? Peut-être un peu tout ça. On a peur de s’engager, de sortir de notre zone de confort. On se dit que ce n’est pas notre problème, que quelqu’un d’autre va s’en occuper. Mais, au fond, c’est une question de valeurs. Qu’est-ce qu’on fait de nos principes, de notre humanité ?
Vous savez quoi ? Parfois, il suffit d’un petit pas, d’un coup de fil, d’un émail, d’une demande d’aide. Les accompagnements psychologiques gratuits existent, les formations sont là, les outils sont accessibles. Il faut juste oser, franchir le cap.
L’effort, l’engagement, et nos valeurs
Oui, c’est contraignant. Oui, ça demande de l’énergie, du temps, de l’engagement. Mais c’est comme choisir d’aller à pied ou à vélo plutôt qu’en voiture : c’est un effort, mais c’est bon pour soi, pour les autres, pour la société. Porter plainte, accompagner une victime, se former, activer la double authentification… ce sont des gestes simples, mais qui changent tout.
Et si on arrêtait de se cacher derrière des excuses ? Si on décidait, collectivement, de faire bouger les lignes ? Nos valeurs, elles ne servent à rien si on ne les met pas en pratique.
Agir, c’est choisir – et si on se bougeait ?
Au final, tout est une question de choix. On peut continuer à attendre, à discuter, à se lamenter… ou on peut agir. Les violences de genre, l’accompagnement psychologique gratuit, la formation, la sécurité numérique : tout ça, c’est accessible. Il suffit de vouloir, de demander, de s’engager.
Alors, vous savez quoi ? La prochaine fois que vous hésitez, que vous vous dites « c’est trop compliqué », rappelez-vous : l’effort, c’est le prix de la dignité, de la sécurité, de l’égalité. Et si on se bougeait, enfin ?
Ressources utiles :
- Numéro national d’aide aux victimes – 3919
- Accompagnement psychologique gratuit pour les victimes de violences de genre.
- Formation professionnelle – Fédération Nationale Solidarité Femmes
ANNEXE sur la double authentification
La double authentification (2FA) agit comme un sas de sécurité à deux portes pour accéder à un compte. Au lieu de s’en remettre uniquement à une seule serrure, elle exige deux preuves d’identité distinctes avant d’accorder l’accès.
À quoi ça sert ?
Le principe de la 2FA repose sur la combinaison d’au moins deux éléments parmi ces trois catégories :
- Ce que l’on sait : un mot de passe, une phrase secrète ou un code PIN.
- Ce que l’on possède : un smartphone (qui reçoit un SMS ou génère un code éphémère via une application type Google Authenticator), une adresse émail, ou une clé de sécurité physique.
- Ce que l’on est : une donnée biométrique (empreinte digitale, reconnaissance faciale).
En pratique, après avoir entré un mot de passe (première porte), le système exige une confirmation via le deuxième élément (seconde porte) pour s’assurer que c’est bien le propriétaire légitime qui tente de se connecter.
Pourquoi c’est utile ?
Aujourd’hui, les mots de passe seuls ne suffisent plus. Ils peuvent être devinés, volés lors d’une attaque de phishing (hameçonnage), ou récupérés parce qu’ils sont réutilisés sur plusieurs sites.
Si une personne malveillante met la main sur un mot de passe, la 2FA bloque son intrusion : sans l’accès physique au smartphone ou à la boîte mail de l’utilisateur pour valider la seconde étape, le mot de passe volé devient inutile. C’est le filet de sécurité par excellence.
Le lien avec les fuites de données des administrations françaises
Récemment, des institutions comme France Travail (anciennement Pôle Emploi), la CAF, ou encore les opérateurs de tiers-payant (Viamedis, Almerys) ont subi des violations de données massives, exposant les informations de dizaines de millions de Français.
Bien que les failles techniques varient, beaucoup de ces brèches découlent d’identifiants d’agents de l’État ou de professionnels de santé qui ont été compromis. Si un pirate réussit à usurper le compte d’un agent légitime ayant accès aux bases de données centrales, il peut tout siphonner. Une politique de 2FA stricte, imposée à chaque connexion des administrateurs et des agents, limite drastiquement ce risque en neutralisant l’exploitation d’identifiants volés.
L’indispensable protection des personnes fragilisées
Lorsqu’on développe des applications web ou qu’on structure des bases de données pour coordonner des bénévoles et traiter des demandes d’aide, la nature même de l’information change. Il ne s’agit plus de simples données administratives, mais d’informations relevant de l’intime, de la santé, ou de la détresse psychologique et sociale.
Pour des personnes déjà meurtries ou fragilisées par la vie, une fuite de données a des conséquences dévastatrices :
- Exploitation de la vulnérabilité : Les escrocs utilisent ces données très précises pour cibler ces individus via des arnaques personnalisées, profitant de leur isolement, de leur âge ou de leur détresse.
- Rupture de confiance : Une personne qui effectue une démarche pour demander de l’aide psychologique ou un accompagnement fait un acte de courage. Savoir que son identité, ses coordonnées et le motif de son appel à l’aide pourraient être exposés publiquement peut provoquer un profond sentiment de trahison et la dissuader de poursuivre son accompagnement.
- Risques de sécurité physique : La divulgation d’adresses physiques ou de numéros de téléphone peut exposer ces personnes à des menaces concrètes (par exemple, des victimes de violences intrafamiliales dont l’adresse refuge fuiterait).
Mettre en place la 2FA sur les outils administratifs et les accès aux serveurs qui centralisent ces informations n’est donc pas qu’une simple obligation technique (comme le RGPD le suggère fortement). C’est un bouclier éthique absolu pour garantir un espace véritablement sûr à ceux qui en ont le plus besoin.
Vous avez des questions, des doutes, besoin d’aide ? N’hésitez pas. Un émail, un coup de fil, une demande… et tout peut changer.
Mes coordonnées actives en ce moment : pierre@milamber58.fr ou mon téléphone connu par tous ceux qui me connaissent