Vous savez quoi ? Parfois, la vie nous fait des clins d’œil inattendus. On croit vieillir, puis soudain, on se retrouve à rajeunir, à retrouver l’énergie de nos vingt ans. C’est exactement ce que je ressens ces derniers temps. À 68 ans, j’ai l’impression d’avoir perdu quarante-cinq ans d’un coup. Je revis mes années folles, celles où l’informatique était ma passion, où les soirées entre amis et les parties de bowling au bois de Boulogne ou à Champerret rythmaient mon quotidien. C’était une époque où la vie de couple, la vie professionnelle et la passion se mélangeaient sans complexe.
Mais pourquoi vous raconter tout ça ? Parce que derrière cette nostalgie, il y a une histoire de transformation, d’engagement, et surtout, de lutte pour l’égalité femme-homme et contre les violences de genre.
De l’informatique à la psychologie : un parcours pas si linéaire
L’informatique, c’était mon terrain de jeu. J’ai commencé avec DBase II, puis DBase III, Clipper, C, C++, assembleur, Java… J’ai enseigné chez Acsim, j’ai bossé chez Microsoft au moment où les ActiveX voyaient le jour, chez Netscape sur les serveurs d’applications. J’ai même été certifié Netscape, pour ceux à qui ça parle. Les réseaux, la sécurité, le développement… tout ça m’a passionné jusqu’à ce que la vie me bouscule.
Un cancer, plusieurs dépressions, la perte de ma première épouse et de mon fils… On ne sort pas indemne de telles épreuves. Mais parfois, c’est dans la douleur qu’on trouve une nouvelle vocation. Je suis devenu psychologue, et franchement, j’adore ça. Accompagner les personnes, travailler sur les thérapies comportementales de troisième génération, la pleine conscience, la prévention de la rechute de la dépression… C’est devenu ma nouvelle passion.
Patapon 95 : une association pour accompagner les victimes de violences de genre
Avec mon épouse, on a créé Patapon 95. Douze psychologues, des partenariats avec les commissariats, gendarmeries, communautés d’agglomération, missions locales, CFA… On ne touche pas encore tous les acteurs qu’on voudrait, mais on avance. On prépare même des escape games pour sensibiliser, parce que l’innovation, ça fait partie de notre ADN.
Et là, l’informatique revient dans ma vie. J’ai écrit un programme de gestion pour l’association. Gestion des adhérents, des assemblées générales, des manifestations publiques et privées, de la compta… tout y passe. J’ai même développé un module de vote électronique compatible avec les décrets de la CNIL, niveau deux. Bon, les banques, c’est pas pour tout de suite, mais pour les associations, c’est nickel.
L’outil associatif : accessible, modulable, et surtout solidaire
Vous savez, quand on cherche des solutions pour gérer une association, on tombe vite sur des logiciels hors de prix. 200 € par an, parfois plus. Pour une petite structure, c’est juste impossible. Alors j’ai décidé de faire autrement : un outil à 60 €, qui permet de gérer devis, factures, reçus pour dons avec défiscalisation… tout ça automatiquement. Et le programme, je le donne sous licence Creative Commons By 4.0. L’installation, le paramétrage, ça, c’est payant, mais le cœur du logiciel, il est accessible à tous.
Héberger une association ? Facile, du moment qu’elle a son numéro RNA et qu’elle est déclarée. Pour les encaissements, HelloAsso fait le job. Et franchement, ça me fait plaisir de voir que mon expérience d’informaticien sert aujourd’hui à soutenir des causes qui me tiennent à cœur.
La canicule, les nuits blanches et le plaisir de créer
Il y a quelque chose de presque poétique à coder dans un sous-sol frais, entre 22 et 25 degrés, alors que la canicule sévit dehors. Pas de clim, juste une bonne aération, un jacuzzi à côté pour se rafraîchir, un peu de musique classique ou de jazz… C’est dans ces moments-là que je retrouve le plaisir de la nuit blanche, celui de la création pure, sans contrainte.
Et puis, il y a les petits tracas du quotidien qui nous ramènent à l’essentiel. La chaudière qui tombe en panne, les douches à l’eau froide, le rasage à la bouilloire ou à la piscine de Taverny… Ça me rappelle mes années de jeunesse, quand je vivais dans une chambre de bonne à Paris, sans salle de bain, avec un abonnement à la piscine pour me laver et faire quelques longueurs. Comme quoi, la simplicité, ça nourrit.
L’entraide, la débrouille et le bonheur de partager
Même mon imprimante Xerox, qui m’a lâché, a été ressuscitée grâce à un coup de main sur Facebook, un peu de soufflette et des cotons-tiges. 600 € économisés, et la satisfaction de bidouiller comme quand j’étais jeune. L’entraide, la débrouille, ça fait partie de la vie associative, et ça me rappelle que le bonheur, il est souvent dans les petites choses.

Violences de genre, égalité femme-homme : pourquoi ça me touche autant ?
On pourrait croire que tout ça n’a rien à voir avec la lutte contre les violences de genre ou l’égalité femme-homme. Mais en réalité, c’est le fil rouge de mon engagement. Accompagner les victimes, leur offrir des outils, des espaces de parole, des solutions concrètes… c’est ce qui me motive chaque jour. L’informatique, la psychologie, l’associatif, tout se rejoint pour créer un environnement où chacun peut retrouver sa dignité, sa liberté, son autonomie.
Et puis, il y a cette conviction profonde : l’égalité, ce n’est pas juste un mot. C’est un combat quotidien, une vigilance de tous les instants. Les violences de genre, elles ne disparaissent pas d’un claquement de doigts. Il faut des outils, des équipes, des partenariats, de l’innovation… et surtout, beaucoup d’humain.
Conclusion : rajeunir, c’est aussi s’engager
Alors oui, j’ai l’impression d’avoir rajeuni. Mais ce n’est pas juste une question d’énergie ou de nostalgie. C’est le bonheur d’être utile, de partager, de créer, d’accompagner. C’est la joie de voir que mon parcours, avec ses hauts et ses bas, sert aujourd’hui à soutenir ceux qui en ont besoin.
Si vous voulez en savoir plus sur l’association Patapon 95, sur le programme de gestion, ou simplement échanger, n’hésitez pas à me contacter. Le lien du site vitrine est disponible à la fin de ce post. Et surtout, rappelez-vous : l’égalité, c’est l’affaire de tous. On avance, ensemble, pas à pas.
Patapon 95 – Pour accompagner, soutenir, et changer les choses.
(Et pour les curieux, le site vitrine : http://asso-services.com)
