La colère, un moteur inattendu

Cartoon farm soccer scene with dogs in numbered jerseys and sheep playing on a sunny field near a goalpost.

Ce matin, je suis en colère. Mais vraiment en colère, vous voyez ? Pas juste un petit agacement passager, non. Une colère qui gronde, qui serre la gorge, qui fait trembler les mains. Mais contre qui, au fond ? Contre le monde entier, parfois. Contre la FIFA, le football, les supporters, et même un peu contre moi-même, incapable de passer à autre chose. Vous connaissez ce sentiment, non ? Quand tout semble marcher de travers et que l’injustice vous saute à la figure, encore et encore.

Football, politique et indignation : le grand cirque

Tenez, ce matin, j’apprends que Donald Trump a réussi à faire annuler un carton rouge pour un joueur de son équipe, en passant par la FIFA. Oui, vous avez bien lu. Comme si le football n’était déjà pas assez politisé, il faut en plus que les puissants y mettent leur grain de sel. Et la FIFA, qui n’en est pas à son coup d’essai, avait déjà remis un prix de la paix à un faiseur de guerre. On croit rêver.

Et puis, il y a tout ce cirque autour du football. On parle de spectacle, mais franchement, où est la beauté quand la violence explose dans les tribunes, quand des gens meurent parce que des supporters se battent ? On a oublié l’humain, tout simplement. On a oublié que derrière chaque match, chaque événement, il y a des vies, des histoires, des drames.

Quand le foot écrase le lien social

Vous savez ce qui m’a le plus blessé, au fond ? Ce n’est pas tant la Coupe du monde ou les magouilles politiques. C’est ce samedi soir où, d’habitude, je joue au tarot avec des amis. Mais là, on m’a proposé de regarder le match de la France à la place. J’ai dit non. Pas question de sacrifier une soirée tarot pour un match qui ne m’intéresse pas. Résultat : pas de tarot, pas de soirée. Juste un sentiment d’isolement, comme si le foot avait tout écrasé sur son passage.

Patapon 95 : lutter contre les violences de genre, envers et contre tout

Heureusement, il y a autre chose. Avec mon épouse, on a lancé Patapon 95, une association pour accompagner et soigner les victimes de violences de genre, et promouvoir l’égalité femme-homme. On s’est dit : « Tiens, on va chercher des partenaires, la mairie par exemple. » Eh bien, vous savez quoi ? On nous a laissés tomber comme une vieille chaussette. Pas d’intérêt, pas de soutien. Par contre, pour organiser des soirées foot, là, il y a du monde.

Tout ce qu’on demandait, c’était d’être référencés, pour que les victimes sachent qu’on existe. Rien de plus. Mais non, on nous a répondu que c’était « de l’idéologie ». Comme si dénoncer le masculinisme toxique, reconnu comme dangereux par le Sénat, c’était faire du bruit pour rien. On nous a même mis des bâtons administratifs dans les roues, refusant la domiciliation postale pour protéger nos bénévoles. Silence radio. Franchement, c’est à se demander à quoi servent les promesses électorales.

Heureusement, les communautés d’agglomération nous ont référencés, les commissariats, les missions locales… On avance mais… sans la mairie, dommage, non ?

Violences de genre : invisibilisation et banalisation

Et pendant ce temps, les féminicides continuent. Chez nous, une femme a été tuée dans la rue, à deux pas de la mairie. On parle de la petite Lyana, on s’indigne, puis… plus rien. On met la poussière sous le tapis, on détourne l’attention avec des jeux, comme les Romains autrefois. Du pain et des jeux, pour que le peuple se taise. Mais moi, je refuse de me taire.

Agir, coûte que coûte

Alors, on agit. On accompagne une vingtaine de victimes, gratuitement. On a réuni une équipe de dix psychologues bénévoles. On organise des escape games pour sensibiliser les jeunes aux violences sexuelles et sexistes, des ateliers de thérapie d’acceptation et d’engagement. On fonctionne avec 800 € par an, financés uniquement par des dons. Pas besoin de subventions d’une municipalité fantoche. On avance, coûte que coûte.

Et puis, il y a les petites victoires. J’ai développé un logiciel libre pour aider les associations à gérer leur comptabilité et leurs activités. Un outil que je vais partager, gratuitement, pour que d’autres puissent en profiter. Parce que la solidarité, ça se construit, petit à petit.

La colère, moteur d’engagement

Alors oui, je suis en colère. Contre Trump, contre le football, contre la municipalité, et un peu contre moi-même. Mais cette colère, je la transforme en énergie. En engagement. Parce qu’on ne peut pas laisser la violence, l’injustice et l’indifférence gagner du terrain. Parce que chaque victime mérite d’être entendue, accompagnée, soutenue.

Vous savez quoi ? Je continuerai à faire du bruit. À défendre l’égalité, à lutter contre les violences de genre. Même si ça dérange. Surtout si ça dérange. Parce que c’est comme ça qu’on avance, ensemble.


Si vous souhaitez soutenir Patapon 95 ou en savoir plus sur nos actions, n’hésitez pas à nous contacter. La solidarité, c’est l’affaire de tous. Et parfois, il suffit d’un peu de colère pour changer les choses.

Et pour finir juste une chanson. Je n’ai pas son talent, mais lui aussi il avait la colère créative. Merci Renaud.

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