Vous savez, parfois, on se lance dans un projet sans trop savoir où ça va nous mener. On a juste une idée, une envie, et puis, au fil des jours, ça prend forme, ça s’incarne. C’est un peu ce qui m’est arrivé avec Patapon 95, notre association dédiée à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les violences de genre. Mais laissez-moi vous raconter comment la technologie, et surtout l’intelligence artificielle, s’est invitée dans cette histoire – et pourquoi ça change tout, ou presque.
Monter une équipe, c’est déjà tout un art
Quand on parle d’égalité femmes-hommes, on pense souvent à des grands discours, à des lois, à des campagnes de sensibilisation. Mais sur le terrain, c’est du concret : il faut organiser des ateliers, des conférences, accompagner des femmes victimes de violences, former des bénévoles, coordonner des psychologues… Bref, c’est un vrai chantier, et croyez-moi, ça ne se gère pas avec un simple tableau Excel.
Je me suis donc retrouvé face à un casse-tête : comment suivre l’activité de nos bénévoles, gérer les bénéficiaires, planifier les actions, tout en gardant une trace fiable et sécurisée de ce qui se passe ? J’ai cherché des logiciels tout faits, mais franchement, les prix m’ont vite refroidi. On n’a pas de subventions, on ne court pas après, et puis, soyons honnêtes, dépendre des financements publics, c’est risqué. Un changement politique, et tout peut s’effondrer du jour au lendemain. On l’a vu récemment : des associations qui aident les femmes victimes de violences ont perdu leurs subventions du jour au lendemain, juste parce que la couleur politique du département avait changé. C’est violent, dans tous les sens du terme.
Quand l’informatique rencontre le militantisme
Alors, j’ai ressorti mes vieux réflexes d’informaticien. Avant d’être psychologue, j’ai longtemps codé, de Basic à C++, en passant par des langages qui dorment aujourd’hui dans les musées de l’informatique. Mais, honnêtement, à 68 ans, je n’avais pas envie de replonger dans le code pur et dur. Et puis, il y a cette vague d’intelligence artificielle qui déferle partout. Je me suis dit : « Et si je pouvais créer une application sans coder ? »
C’est là que j’ai découvert Cursor, un agent intelligent de programmation. Pour 20 euros par mois, j’ai pu dialoguer avec cette IA, lui expliquer mes besoins, mes contraintes, et, en trois jours à peine, j’avais une application sur-mesure pour gérer l’association. Gestion des bénévoles, suivi des actions, statistiques, sécurité renforcée, tout y est passé. Et sans écrire une seule ligne de code. Franchement, je n’en revenais pas.
L’IA, amie ou ennemie du progrès social ?
Vous vous demandez peut-être : « Mais où est le rapport avec l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences de genre ? » Eh bien, il est partout. Parce que, grâce à cet outil, on peut consacrer plus de temps à l’essentiel : accompagner, former, sensibiliser. Moins de temps perdu dans la paperasse, plus d’énergie pour agir sur le terrain.
Mais il y a un revers à la médaille. Ce matin, à la radio, j’entendais que des jeunes en alternance peinent à trouver un contrat. Et je me suis dit : « On est en train de tuer le métier de codeur. » L’IA fait le boulot, plus vite, parfois mieux. Alors, que va-t-on apprendre à l’école ? À quoi bon former des générations entières à des métiers qui risquent de disparaître ou de se transformer radicalement ?
L’école, la vraie vie, et ce qu’on n’apprend pas
Je me souviens de mes années lycée, où la philosophie n’arrivait qu’en terminale. C’est tard, non ? On devrait apprendre à penser, à raisonner, à questionner le monde dès la maternelle. Parce que, face à l’IA, ce n’est pas la technique qui va nous sauver, mais notre capacité à comprendre, à donner du sens, à poser des limites éthiques.
Aujourd’hui, on a besoin d’une éducation qui prépare à l’incertitude, qui apprend à s’adapter, à réfléchir sur l’usage des technologies. On devrait enseigner, dès le CP, ce que c’est qu’un cadre éthique, comment une technologie peut être un outil ou un danger, selon l’usage qu’on en fait. Vous imaginez un cours de « survie technologique » ? Ça aurait de la gueule, non ?
L’égalité femmes-hommes à l’ère de l’IA : vigilance et opportunités
Dans notre association, l’IA nous permet d’être plus efficaces, plus réactifs. Mais elle ne remplace pas l’humain. Elle ne remplace pas l’écoute, la confiance, la relation d’aide. Elle ne remplace pas non plus la vigilance face aux dérives possibles : collecte de données, respect du secret professionnel, sécurité des informations sensibles… Tout ça, c’est à nous de le garantir.
Et puis, il y a le partage. J’ai choisi de mettre le code source de mon application à disposition de toutes les associations qui en auraient besoin. Pas de business, pas de compétition. Juste l’envie de faire avancer la cause, ensemble. C’est ça, l’esprit du logiciel libre, du développement ouvert. On partage, on améliore, on s’entraide. Et on cite ses sources, par respect pour le travail de chacun.
Et maintenant, on fait quoi ?
Honnêtement, je n’ai pas toutes les réponses. Mais je sais une chose : il faut apprendre à naviguer dans ce nouveau monde, à la fois fascinant et inquiétant. L’IA est un formidable outil, mais elle ne doit pas nous déposséder de notre humanité, ni de notre capacité à agir pour plus de justice, d’égalité, de solidarité.
Alors, si vous êtes une association, une équipe engagée, ou simplement quelqu’un qui veut faire bouger les lignes, n’hésitez pas à me contacter. L’application est là, prête à servir. Et surtout, gardez en tête que le vrai progrès, c’est celui qui met la technologie au service de l’humain, jamais l’inverse.
Pour conclure, deux idées à retenir
- Partageons nos outils, nos savoirs, nos expériences. C’est comme ça qu’on avance, qu’on se protège, qu’on innove.
- Interrogeons nos choix d’orientation, de formation, de métier. L’avenir appartient à ceux qui savent s’adapter, réfléchir, et agir avec éthique.
Vous savez quoi ? J’ai pris une claque en découvrant la puissance de l’IA. Mais je préfère la transformer en énergie positive, au service de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les violences de genre. Parce qu’au fond, c’est ça qui compte. Le reste, c’est de la technique.
Si ce témoignage vous parle, partagez-le, faites-le circuler. Et surtout, continuez à questionner, à débattre, à inventer. C’est ensemble qu’on changera les choses, pas tout seuls derrière nos écrans.