Contre les violences conjugales, intrafamiliales, et autres violences contre les minorités de genre, il y a le 3919, mais souvent la personne maltraitée se sent seule face à ses agresseurs. Cet isolement tue !
Comment lutter contre cet isolement sur le terrain ?
Il y a des féminicides, des assassinats contre des personnes LGBTQIA+. Il y a des personnes victimes de harcèlement en raison de leur orientation sexuelle, à cause de leur couleur de peau ou de leur origine.
Bien sûr la loi interdit toute forme de discrimination à cause de leur orientation sexuelle, politique, la couleur de leur peau, mais malgré cela des personnes meurent. Des femmes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, des hommes qui se suicident à cause du harcèlement de leur conjointe ou ex-conjointe, ou meurent sous les coups des enfants de cette femme.
Je me suis engagé auprès d’une association qui s’appelle Mon âme sœur dans le Val-d’Oise et qui accompagne les personnes victimes de violences conjugales. Je suis bénévole et j’accompagne par des séances gratuites de psychologie les personnes (femmes et hommes) qui font appel à Mon âme sœur.

Il me manquait une dimension à cette aide. L’aide et le soutien dans l’instant. Comment faire pour supprimer l’isolement des personnes vulnérables ? Comment aider « dans l’instant » ?
Je testerai une application qui fonctionne sur tous les téléphones aujourd’hui : « The sorority App » c’est une application qui semble répondre en partie à mon questionnement. Pourquoi partiellement ? Parce que j’ai peiné à comprendre comment personnellement j’étais impliqué dans cette application, en étant un homme cisgenre* (voir la définition en fin d’article)
Finalement, j’ai trouvé où me placer. Je peux participer en
- Appeler les forces de l’ordre
- Appeler la personne en danger (si demande en cours)
- Proposer une zone de sécurité
- Proposer une écoute (mon métier)
- Proposer une aide psychologique (mon métier)
Pour avoir accès à l’application pour un homme cisgenre, il est nécessaire de se faire « marrainer » par trois utilisateurs/trices avec un code de validation. Pas ce problème pour les femmes cisgenres ou tous les autres genres comme les transgenres et autres genres.
Je suis féministe. Je l’ai prouvé à de nombreuses occasions (voir l’article sur le changement de nom quand j’ai pris le nom de mon épouse). Bien que je comprenne les doutes sur les hommes cisgenres, par la majorité des femmes en raison de l’orientation de notre société patriarcale, je reste quelquefois surpris par la forme que prend la lutte pour l’égalité des sexes. Le nom de l’application par exemple, semble exclure les hommes… Mais non finalement. Les hommes ont leur part dans cette aventure !
Il y a des exercices d’alerte pour vérifier comment ça fonctionne, je trouve que c’est une excellente idée. Et, il se trouve que le prochain exercice est ce week-end : https://www.jointhesorority.com/inscription-entrainements

Annexe
*Les genres classés par ordre alphabétique : (non exhaustif)
- BISEXUEL : se dit d’une personne attirée affectivement et/ou sexuellement par des personnes des deux sexes et/ou des deux genres.
- CISGENRE : se dit d’une personne dont l’identité de genre (masculin ou féminin) correspond au sexe avec lequel elle est née. C’est le contraire d’une personne transgenre.
- GENDERFLUID : se dit d’une personne dont le genre oscille entre la masculinité et la féminité en fonction du temps.
- NON-BINAIRE : se dit d’une personne dont l’identité de genre ne correspond ni aux normes du masculin ni à celles du féminin.
- AGENDRE : sous-catégorie de non-binaire. Se dit d’une personne qui ne s’identifie à aucun genre. Ni homme, ni femme, ni mélange des deux.
- PANSEXUEL : souvent synonyme de « bisexualité » et issu du préfixe grec « pan » (tout), la « pansexualité » renvoie à l’attirance (affective et/ou sexuelle) envers une personne quelles que soient ses caractéristiques de genre, de sexe ou de sexualité.
- QUEER : simultanément mouvement politique et identification personnelle, le terme « queer » renvoie à la déconstruction des normes, notamment de genre et de sexualité.
- TRANS : terme générique pour désigner des personnes pour lesquelles l’identité de genre ne correspond pas au sexe assigné à la naissance (on préfèrera le terme transgenre à celui, jugé très stigmatisant, de « transsexuel »).
Je vous invite à écouter cette chanson, qui nous interroge tous ! Comment réagissez-vous ?