Masculinité toxique et présentation de l’impunomètre

Égalité femmes-hommes : L’aventure d’une association, entre espoirs, outils et coups de gueule

Vous savez quoi ? Monter une association, c’est un peu comme préparer un grand repas de famille : il y a l’excitation, la liste de courses qui s’allonge, les imprévus, et surtout, cette envie de bien faire. Avec mon épouse, on vient tout juste de lancer une association loi 1901, pour l’égalité femmes-hommes et contre les violences de genre. On en est au tout début : déclaration à la préfecture, site web en chantier, rendez-vous à la banque, premiers contacts avec d’autres assos, présentation à la mairie… Bref, tout le tralala administratif et humain qui fait le sel du démarrage.

Mais, au fond, pourquoi se lancer là-dedans ? Pourquoi, en 2026, ressent-on encore ce besoin viscéral de créer des espaces pour défendre l’égalité et lutter contre les violences ? Peut-être parce que, malgré les beaux discours, la réalité, elle, traîne les pieds.


Chercher les bons outils : plus qu’un violentomètre

Dans cette effervescence, il y a la question des outils. Comment mesurer, détecter, comprendre les violences ? J’avais déjà entendu parler du « violentomètre », un outil venu du travail de Martha Alicia et d’autres associations, pour évaluer les violences dans le couple. Pratique, mais un peu limité, non ? Je me suis dit : il doit bien exister des outils plus larges, capables de pointer du doigt d’autres formes de violences : celles liées au handicap, au racisme, aux différences de genre, à l’école, au travail… La liste est longue, et franchement, elle fait froid dans le dos.

En fouinant, je suis tombé sur le site de l’université de Lyon. Et, là, surprise : une collection de « violentomètres » adaptés à toutes sortes de situations. Il y en a une vingtaine ! Le validistomètre pour le handicap, le racistomètre, le harcélomètre, le consentomètre, le baromètre des violences gynécologiques… et, celui qui m’a particulièrement marqué : l’impunomètre.


L’impunomètre : mettre des mots sur l’indicible

L’impunomètre, c’est un outil qui, franchement, devrait être affiché dans toutes les salles de réunion, les écoles, les entreprises. Il met en lumière la façon dont la société, et surtout certains hommes, s’autorisent à être violents, simplement parce qu’ils sont des hommes. Oui, ça pique. Mais, c’est la réalité d’une société patriarcale où la violence masculine est souvent banalisée, excusée, voire valorisée.

Et, là, je vous entends déjà : « Mais tu parles comme une féministe engagée ! » Peut-être. Cependant, je parle plutôt comme quelqu’un qui rêve de relations apaisées, où hommes et femmes sont vus comme des humains avant tout. Où on arrête de coller des étiquettes, de distribuer des rôles dès la naissance. Où une petite fille peut devenir ingénieure sans qu’on lui bourre le crâne de contes de fées sexistes, et où un petit garçon n’a pas besoin d’une arme en plastique pour prouver sa virilité.


Masculinité toxique : on en parle ?

Honnêtement, la masculinité toxique, c’est un peu comme une mauvaise herbe : elle s’infiltre partout, elle étouffe, elle fait des dégâts. Et, pourtant, on continue à l’arroser, parfois sans même s’en apercevoir. Les jouets, les histoires, les pubs, les discours politiques… tout y passe. On apprend aux garçons à être durs, aux filles à être douces. Mais, qui a décidé que la douceur était réservée aux unes et la force aux autres ?

Et, puis, il y a cette idée absurde que la violence serait un droit masculin. Non, vraiment, non. Personne n’a le droit d’être violent, ni envers les femmes, ni envers qui que ce soit. C’est aussi simple – et aussi compliqué – que ça.


Des outils pour changer la donne

Alors, que faire ? Déjà, s’informer. L’impunomètre et tous ces autres outils sont là pour ça : mettre des mots, ouvrir les yeux, secouer les consciences. Je vous invite réellement à aller jeter un œil à la page de l’université de Lyon. C’est riche, c’est concret, et ça donne des billes pour agir, que ce soit dans la sphère privée, à l’école, au boulot, ou dans la rue.

Et, puis, il y a les exemples, les affaires qui marquent. L’affaire de Mazan, Gisèle Pelicot… Des femmes qui ont eu le courage de parler, de se battre, de faire bouger les lignes. On n’est pas encore à armes égales, mais on avance, progressivement, avec des outils, des lois, et surtout, une volonté de ne plus laisser passer.


Et maintenant, on fait quoi ?

Créer une association, c’est un début. Mais, c’est essentiellement un appel à l’action collective. Parce que l’égalité, ce n’est pas juste une question de lois ou de quotas. C’est une question de mentalités, de gestes du quotidien, de refus de la banalisation. C’est accepter que les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain, ceux qui voteront, feront les lois, et, espérons-le, vivront dans une société plus juste.

Alors, oui, il y a encore du boulot. Oui, parfois, on a l’impression de ramer à contre-courant. Mais, chaque outil, chaque prise de conscience, chaque association, c’est une pierre de plus à l’édifice. Et, franchement, ça vaut le coup.


Pour aller plus loin

  • Le site de l’université de Lyon : égalité-diversité.univ-lyon1.fr
  • L’impunomètre et tous les autres « -omètres » à découvrir
  • S’informer, partager, discuter… et surtout, ne rien lâcher

Parce qu’au fond, l’égalité, c’est pas juste un mot. C’est un combat, de temps en temps fatiguant, souvent décourageant, mais toujours essentiel. Et, vous, vous en pensez quoi ?

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