Réflexion sur la culture du viol et le consentement

Plan de l’article

  1. Introduction : La culture du viol, un terme qui dérange… ou qui questionne ?
  2. Retour en enfance : Quand les chansons populaires sèment des graines
  3. La drague, le consentement et les mots qui pèsent
  4. Chansons d’hier, combats d’aujourd’hui : pourquoi Patapon 95 ?
  5. Déconstruire sans tout jeter : éduquer, expliquer, avancer
  6. Conclusion : Et si on en parlait, vraiment ?

La culture du viol, un terme qui dérange… ou qui questionne ?

Franchement, qui n’a jamais levé un sourcil en entendant parler de “culture du viol” ? Moi, le premier. J’avoue, au début, je me suis demandé si on n’en faisait pas un peu trop. Est-ce qu’on ne grossit pas le trait ? Et puis, en creusant un peu, en fouillant dans mes souvenirs, j’ai compris que la question n’était pas si simple. Parce que, parfois, ce qui nous paraît anodin, c’est justement ce qui façonne nos idées, nos réflexes, nos silences.

Retour en enfance : Quand les chansons populaires sèment des graines

Vous vous souvenez des trajets en bus pour aller à l’école ? Les rires, les chamailleries, et surtout… les chansons. “La Rirette”, “Jeanneleton prend sa francille”, appelez-la comme vous voulez. On la chantait à tue-tête, sans trop comprendre. Mais, avec le recul, c’est un peu gênant, non ? Trois hommes sur quatre sont des cochons, et les femmes aiment les cochons. Voilà ce qu’on répétait, à six ou sept ans, sans sourciller.

C’est fou comme certaines paroles s’incrustent dans nos têtes, comme une petite musique de fond. On ne s’en rend pas compte, mais elles finissent par colorer notre vision du monde. Et puis, soyons honnêtes, qui prenait le temps de nous expliquer ce qu’on chantait vraiment ? Personne. On trouvait ça rigolo, un peu grivois, mais jamais grave.

La drague, le consentement et les mots qui pèsent

Tiens, parlons-en, de la drague. Ce mot, il est partout. Mais si on y réfléchit, “draguer”, c’est pas anodin. Ça vient de “draguer le fond de la mer”, aller chercher ce qui est caché, insister, forcer un peu. Et c’est exactement ce qu’on nous apprenait, mine de rien : pour séduire, il faut insister, ne pas lâcher l’affaire. Le consentement ? Absent du décor. On ne nous en parlait pas, ou alors du bout des lèvres.

Aujourd’hui, heureusement, les choses changent. Le consentement, c’est la base. Enfin, ça devrait l’être. Mais, il reste du chemin, parce que les vieux réflexes ont la vie dure. Et puis, soyons francs, il y a encore des chansons, des blagues, des attitudes qui traînent et qui banalisent l’idée qu’insister, c’est normal.

Chansons d’hier, combats d’aujourd’hui : pourquoi Patapon95 ?

Vous savez quoi ? C’est en repensant à tout ça qu’on a eu l’idée de créer l’association Patapon95. Le nom, c’est pas juste un clin d’œil à “Il était une bergère, héron, héron, petit patapon”. C’est aussi un rappel. Parce que cette chanson, qu’on a tous chantée, elle cache des histoires pas très nettes : chaton, métaphores, inceste, violences de genre… Tout ça, planqué derrière des refrains innocents.

Alors, oui, on aurait pu choisir un nom plus “sérieux”, plus institutionnel. Mais on voulait marquer le coup, rappeler que la culture du viol, elle commence parfois là où on ne l’attend pas. Dans les comptines, les histoires qu’on se raconte, les traditions qu’on ne questionne jamais.

Déconstruire sans tout jeter : éduquer, expliquer, avancer

Attention, il ne s’agit pas de tout brûler, de jeter nos souvenirs à la poubelle. Mais peut-être qu’il est temps d’expliquer, de mettre des mots sur ce qui cloche. Si les enfants chantent encore “La Rirette”, pourquoi ne pas leur dire d’où ça vient, ce que ça veut dire ? Ce n’est pas les priver de leur enfance, c’est leur donner des clés pour comprendre, pour choisir.

Et puis, soyons réalistes, on ne va pas changer le monde en un claquement de doigts. Mais chaque discussion, chaque explication, c’est une petite pierre de plus. C’est comme ça qu’on avance, pas à pas, parfois en trébuchant, mais toujours en essayant de faire mieux.

Conclusion : Et si on en parlait, vraiment ?

Alors, la culture du viol, exagération ou réalité ? Peut-être un peu des deux. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on a tout à gagner à en parler, à questionner, à expliquer. Parce que c’est comme ça qu’on construit l’égalité femme-homme, pas avec des slogans, mais avec des discussions, des prises de conscience, et parfois, un petit air de comptine qui change de sens.

Vous ne trouvez pas ?

Bientôt je reviendrai vous en parler de cette association. Brigitte et moi, y travaillons d’arrache pied. Mais Attends…. Attends… Attennds… Attention au départ !

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