Engagement Citoyen : Jouer pour Comprendre la Ville

Esquisse d’un renouveau municipal : entre permanence, participation et… jeu de cartes ?

Alors, ça y est. Les urnes sont rangées, les bulletins comptés, et la fièvre électorale s’est calmée comme la brise du matin sur la place du village. Un nouveau conseil municipal s’installe, avec son maire tout frais et ses adjoints, certains visages connus, d’autres nouveaux venus. Pour beaucoup, c’est un moment de soulagement ou d’espoir, selon le camp. Pour moi, je l’avoue, c’est un petit bonheur, car j’ai soutenu la liste gagnante. Mais, vous savez quoi ? Ce n’est pas tant la victoire qui m’intéresse, c’est ce qu’on va en faire, maintenant.

Des permanences sans rendez-vous : un petit air de proximité

Première décision du nouveau conseil : maintenir les permanences du samedi matin, sans rendez-vous, tous les quinze jours. Le maire et quelques conseillers accueillent qui veut bien pousser la porte. Franchement, c’est pas mal, non ? On a tous connu ces moments où il fallait prendre rendez-vous trois semaines à l’avance pour parler d’un nid-de-poule ou d’un souci de voisinage. Là, c’est simple : tu viens, tu parles, tu es écouté. Est-ce que ça va changer la vie ? Honnêtement, seul l’avenir nous le dira. Mais au moins, ça donne le ton : on veut rester proches, accessibles.

Mais… qui fait quoi, au juste ?

Et c’est là que le bât blesse. Parce que, soyons francs, qui sait vraiment ce que fait un maire ? Ou ce qui relève de la mairie, de la communauté d’agglo, du département, de la région, de l’État ? Même moi, parfois, je m’y perds. J’écoutais France Inter l’autre matin, et l’invité disait : “Les électeurs ne savent plus qui est responsable de quoi.” Et c’est vrai ! On va voir le maire pour tout et n’importe quoi, et souvent, il nous répond : “Ah, mais ça, c’est pas moi, c’est le département.” Ou “ça, c’est la métropole.” Résultat ? Déception, frustration, et surtout… abstention.

Le jeu de cartes qui éclaire la ville

Alors, comment on fait pour s’y retrouver ? Eh bien, j’ai eu une idée un peu folle, mais qui me tient à cœur : un jeu de cartes, “La fresque de la ville”. Oui, vous avez bien lu. Un jeu, mais pas n’importe lequel. L’idée, c’est de rassembler sur des cartes toutes les compétences de la mairie, de la communauté d’agglo, du département, etc. On pose tout ça sur une grande feuille, on relie les cartes, on trace des flèches, et on voit enfin qui dépend de qui, qui décide de quoi. Un peu comme la “fresque du climat” ou la “fresque de la biodiversité”, pour ceux qui connaissent.

Imaginez : autour d’une table, jeunes et moins jeunes, et on construit ensemble la carte mentale de notre commune. On comprend enfin pourquoi la piscine, c’est l’agglo, pourquoi la voirie, c’est parfois la mairie, parfois le département. On arrête de râler dans le vide, on sait à qui s’adresser, et surtout, on peut agir là où c’est possible.

Et si on commençait par les jeunes ?

Franchement, qui mieux que les jeunes pour secouer un peu la routine ? Je me dis que ce jeu, on pourrait le lancer avec eux d’abord. Leur donner les clés pour comprendre, pour s’impliquer. Parce que, soyons honnêtes, la politique locale, ça ne les fait pas toujours rêver. Mais si on leur montre que leur voix compte, que leurs idées peuvent trouver un chemin concret, qui sait ? Peut-être qu’on réveillera des vocations, ou au moins, un peu de curiosité.

Et puis, pourquoi s’arrêter là ? Les retraités, les nouveaux arrivants, les associations… tout le monde a à gagner à mieux comprendre comment fonctionne la ville. On pourrait même former des adultes à animer ces fresques, pour que ça ne repose pas sur une seule personne. Un vrai cercle vertueux, non ?

Un projet, des questions, et beaucoup d’espoir

Alors voilà, ce matin, je file à la salle d’accueil. Je vais saluer les nouveaux élus, les féliciter, et surtout, remettre sur la table ce projet qui me tient à cœur. Parce que, vous savez, la démocratie, ce n’est pas juste voter tous les six ans. C’est comprendre, participer, proposer, râler parfois, mais toujours avancer ensemble.

Il y a du pain sur la planche, c’est sûr. Mais si on commence, même petit, à éclairer les responsabilités, à donner envie de s’impliquer, alors peut-être que la prochaine fois, il y aura moins d’abstention, plus de débats, plus de vie dans notre commune.

Et vous, ça vous dirait de jouer à la fresque de la ville ? Parce qu’au fond, la ville, c’est nous tous. Et si on s’y mettait, vraiment ?

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