Pour commencer cet article de fin d’année, vous pourrez remarquer que le titre ne demande pas « où est le bonheur ? », mais bien « où placez-vous votre bonheur ? »

Dans ce titre le terme « votre » sous-entend que le bonheur est « personnel », et que chacun d’entre nous peut avoir un bonheur différent, en fonction de qui nous sommes. Mais ce titre va plus loin, car il exprime votre pouvoir sur ce fameux bonheur puisque c’est vous, qui le placez, quelque part et donc il dépend de vous, d’une certaine façon, puisque c’est vous qui choisissez votre conception de celui-ci et où il se trouve finalement. J’en ai déjà un peu parlé dans un précédent article sur l’estime de soi.

Dans l’Alchimiste, Paolo Coehlo, nous raconte le périple de quelqu’un qui part en voyage à la recherche du bonheur, et qui finalement le trouve près de chez lui. Et donc, il semblerait que le bonheur soit quelque part près de soi, voire même en soi. Dans la la philosophie bouddhiste, on retrouve une notion qui semble confirmer cette approche, et elle précise que l’impermanence interdit que le bonheur soi à l’extérieur de soi. On retrouve cela dans Wikipedia :  « Anitya, « non-éternité » ou plus généralement l’impermanence, est selon le bouddhisme l’une des trois caractéristiques ou trilakshana de toute chose. Selon Gautama Bouddha, l’attachement aux choses impermanentes s’avère être la cause de la souffrance, dukkha, car ce qui est impermanent ne peut être satisfaisant. »

En discutant avec une de mes amies dernièrement, je l’entends dire : « Oui, mais c’est trop facile de dire ça ! » cela voudrait dire que les événements extérieurs ne sont pas source de vrai bonheur, mais ils peuvent nous éloigner de celui-ci de manière durable… Et nous voilà repartis dans face à la notion d’impermanence, en effet, si tout change pourquoi pas l’état d’éloignement du bonheur…

La question que je me suis posée, face à la longévité, c’est que la vie étant une succession d’états dont certains sont irréversibles, si le bonheur dépend exclusivement des circonstances alors, dans certains cas, l’accès au bonheur serait interdit pour la suite de notre vie.

Je vais prendre ici un cas qui peut tous nous toucher, l’altération définitive de notre santé, suite à la prise de produits qui détériorent celle-ci, ou suite à une maladie qui ne peut être guérie, mais seulement soignée à vie, voire un accident qui nous laisse avec une perte de l’usage d’une parie de notre corps. je vais donner des exemples ici :

  1. Fumer, qui modifie de manière irréversible le fonctionnement de notre cerveau, face à la nicotine et autres produits addictifs. Un fumeur ne redevient jamais un non-fumeur, mais peut rester un fumeur abstinent. De plus la cigarette peut provoquer une BPCO qui jamais ne disparaîtra jamais (voir le site de l’ISERM) et qui peut nous conduire à une perte d’autonomie, voire la mort, comme dans le cas de mon frère.
  2. L’hypertension artérielle, qui apparait un jour et ne disparait jamais… Et qui peut aller, vers l’AVC, et la mort pourquoi pas.
  3. Un rein (ou plusieurs) qui devient dysfonctionnel et ne se répare jamais, avec des conséquences qui peuvent aller jusqu’à la dialyse, voir la mort.
  4. Le cancer qui détruit un organe, qui sera enlevé et qui ne repoussera jamais, comme par exemple le colon, l’utérus, ou même un poumon… Et qui peut lui aussi nous conduire à la mort.
  5. Un accident de voiture, qui nous fait perdre un bras ou une jambe voire plus…
  6. Bien sûr, je ne cite pas ici toutes les possibilités, qui sont des plus nombreuses de rester avec une perte de moyens…

Pour ma part, j’ai avec les années cumulé les problèmes, dont certains sont liés à mes comportements et d’autres à des causes non maitrisées.

Allez, hop …

  1. J’ai commencé à fumer à 18 ans et j’ai arrêté 30 ans après… en (2004)… Donc … BPCO stade II dite modéré (VEMS – Capacité respiratoire comprise entre 50 et 80%)… Exercices physiques et réhabilitation respiratoire obligatoire à vie… et vaccination anti grippale obligatoire, et une grande attention en hiver, pour moi…
  2. Hypertension artérielle depuis 2004 donc traitement à vie à base de Startan… et mesure régulière de ma tension.
  3. Problème rénal, et donc anti-inflammatoires interdits, et traitement à vie… Plus d’autres joyeusetés comme les coliques néphrétiques, où je sais ce que la douleur veut dire…
  4. Cancer du côlon en 1996 avec colectomie totale (colon et rectum), rétablissement de la continuité quelques mois plus tard, avec une diarrhée permanente et très liquide… Donc je vais à la selle entre 24 et 32 fois par jour avec tous les désagréments qui vont avec… 3 à 4 levers par nuits… Douleurs et brulures entre les fesses associées… Et mon colon ne repoussera jamais, car ce n’est pas la queue d’un lézard…

Est-ce que cela va durer ? J’espère bien ! Et pourtant je sais que cela ne peut que se dégrader avec l’âge. 😉 Alors les circonstances sont-elles favorables à un bonheur sans nuage ? Quand y aura-t-il l’alignement des planètes favorables à l’émergence du bonheur ? Je peux vous donner la réponse sans être grand clerc et ça, c’est clair : « jamais ou toujours »… Les deux réponses sont bonnes ! C’est juste une question de choix. Comment je construis mon bonheur ? Et, où est-ce que je le place ?

  • Si j’attends que le bonheur arrive des circonstances, ce sera : … Jamais !
  • Si je décide de donner du sens à ma vie, et de vivre ce qui est vraiment important pour moi, ici et maintenant, ce sera : …. Toujours !

D’ailleurs, en rédigeant cet article, vous savez ce que je fais ? Je construis un instant de bonheur… Et je le partage avec vous.. Merci la vie de me donner ce choix, en cette date anniversaire de la mort de mon frère Jean… Déjà un an que nous a quitté. Alors ?

Est-ce que c’est facile de dire que le bonheur est nôtre et que c’est uniquement une question de choix ? NON, mais est-ce que c’est facile dans notre vie de faire ce qui est vraiment important pour soi ? NON plus car cela nécessite d’être en pleine concience de nos choix. C’est pour cela que j’anime ce stage début janvier… Nos valeurs, il n’y a que cela qui soit vraiment auto-concordant… (C’est à dire, qui ne dépend que de nous)

Je vous souhaite un magnifique passage vers l’année 2020. À l’année prochaine !
Construisez votre bonheur là où il pourra durer,
C’est dans votre coeur que ça se place et pas ailleurs !