Je reçois de plus en plus de demande sur ce sujet par des responsables de ressources humaines, ou des dirigeants d’entreprise : « Comment lancer un programme de méditation de pleine conscience dans son entreprise? »

Souvent la demande va passer d’abord sur « À quoi ça peut servir dans l’entreprise ? », « Attention ne pas utiliser le mot thérapie ! », « Est-ce que cela ne va pas mal être pris par les salariés ? Ils ne vont pas m’accuser de vouloir souscrire à une mode plutôt que de régler les VRAIS problèmes ? »

Quelques réponses à ces questions essentielles :

A) Le public visé.

  • Annoncez le programme, soyez clair sur vos intentions.
  • Privilégiez le volontariat et laissez faire le bouche à oreille.
  • Mon expérience m’amène à penser que l’imposer à tous est contre-productif.

Bien que le Mindfulness soit complètement laïque certains ne sont pas sensibles ou pas encore « prêts » à passer la pas. Selon la culture de votre entreprise, il peut s’avérer utile de faire un groupe à part dédié au Comité exécutif ou aux cadres dirigeants. Pensez aussi aux filiales, aux usines et pas seulement au siège.

B) La taille des groupes :

  • 15 à 20 personnes semblent optimal, afin de profiter des partages d’expérience et de palier les absences de certains au cours du programme.
  • Si vous utilisez le support de la visioconférence soyez attentif aux demandes des participants distants car les groupes peuvent rapidement passer la taille des 40 à 50 participants favorables à ceux qui ne veulent pas intervenir.

C) La fréquence :

Nous le savons, une pratique quotidienne est essentielle pour toucher les bénéfices. Donc je recommande un programme d’initiation sur 8 semaines consécutives, adapté à l’entreprise (Mindfulness Based Intervention – MBI) autour du programme (MBCT ou MBSR) avec entrainement entre les sessions grâce au matériel fournis la plupart du temps (guide papier, fichiers audio de méditation..) .

Il existe d’autres  programmes sur 4 demi-journées, espacés de 15 jours ou sur une ou deux journées le temps d’un séminaire. Les programmes originaux de MBSR sont possibles mais plus gourmands en temps (8 séances de 2:30 + 1 journée de pleine conscience)

D) La durée des sessions :

1h à 1h30 à l’heure du déjeuner ou en fin de journée, prises sur le temps de travail pour le programme d’initiation. Ensuite, un entrainement collectif hebdomadaire, à distance, de 30 minutes fonctionne bien.

E) Le format :

Il peux s’agir d’un programme en présenciel, ou bien à distance (par visioconférence comme Zoom, par exemple pour les itinérants comme les équipes commerciales).

La présence est cependant à privilégier.

Le lieu :

Nul besoin d’avoir une salle de méditation. Une salle de réunion au calme, dont les chaises et tables sont poussées, fait l’affaire. Investir dans des tapis de yoga (<10€) et/ou des briques de méditation.

L’instructeur :
Il est préférable de privilégier un instructeur formé suivant le programme de Jon Kabat Zinn (MBSR) ou de Zindel Seagal (MBCT).

Si vous me choisissez, sachez que mes prestations sont en plus déductibles des contributions AGEFIPH (handicap) car je suis moi-même TIH (Travailleur Indépendant Handicapé)

Et après ? Quelle suite donner au programme ?

Pourquoi pas, faire former un instructeur en interne, encourager les groupes de pratique en autonomie. Proposer aux premiers volontaires d’en parler autour d’eux.

Et puis intégrer cette pratiques dans les processus de travail (démarrer une réunion, conduire un entretien de recadrage ou de fin d’année, gérer un conflit…).

L’objection n°1 qui revient: »Cela me fait du bien mais je n’ai pas le temps de pratiquer! »

trop occupé

Si la pratique est « ritualisée » dans les processus de travail et de pause, incarnée par les dirigeants et managers, valorisée par la culture et raisonnablement compatible avec la charge de travail, il n’y a pas de raison de ne pas réussir à trouver 10 ou 20 minutes par jour pour s’entraîner. En dernier recours: la méditation 3 minutes. Mais attention à éviter la « méditation fast food », à l’opposé de l’esprit de la pleine conscience.

Alors ? Vous voulez qu’on échange sur ce sujet ? Je peux vous présenter mon programme MBI pour l’entreprise et même l’adapter à votre actualité ! Aujourd’hui les expériences que j’ai vécu sur le sujet sont très positives… je peux échanger, avec vous, sur mes pratiques, si vous le souhaitez.