Comme vous l’avez remarqué dans les articles de ce blog, ACT, la thérapie d’acceptation et d’engagement se trouve souvent au centre de mes articles avec sa composante très importante qui est la pleine conscience.

J’aimerais aujourd’hui, aborder une application très importante, tant pour les ados que pour les adultes qui est « la concentration ». En effet, combien de mes clients se présentent aujourd’hui à mon cabinet pour des problèmes de concentration.

Tout d’abord, faisons un petit point sur les études des neurosciences sur la concentration (Les petites bulles de l’attention – Jean-Philippe Lachaux) :

Il y a l’intention. Mais cela ne suffit pas. Le cerveau continue pourtant à se disperser en utilisant un système automatique, de récompenses. (Voir Savez-vous utiliser votre levier de vitesse personnel pour changer votre fonctionnement ?). Ce système tend vers le flow, (Performance ? Vous avez dit performance ?) et pour cela il est nécessaire que les tâches soient suffisamment difficiles et que nous ayons suffisamment de compétences. Mais cela ne suffit quand même pas pour certaines activités qui nous semblent « pénibles ».Influence Compétences - Challenge sur l'état émotionnel

Alors, que faire pour se concentrer avec efficacité. Et bien il faut s’entrainer ! La méditation de pleine conscience s’appuie sur la pratique des bouddhistes depuis plus de 2000 ans. Le problème de ces pratiques bouddhistes, c’est qu’elles sont  liées à des croyances « religieuses » qui repoussent les personnes qui sont athées, comme moi, voire antireligieuses.

La méditation de pleine conscience est un véritable entrainement pour le mental, pour revenir à l’instant présent, en focalisant son attention, avec l’intention d’observer un « objet », qui peut-être matériel ou non, avec bienveillance par rapport à soi-même et cela sans aucune notion de religiosité. On peut parler de pratique laïque ouverte à tous, que vous soyez religieux ou non. Ici pas d’histoire de chakra voire d’âme, seulement l’observation dans l’ici et maintenant. Je ne dis pas ici que vous ne pourrez pas y faire une expérience de la transcendance (voir le schéma ci-dessous)… C’est cela arrive, même pour un non religieux comme moi… 😉Le soi comme contexte en perspective

Dans cette pratique, on peut s’apercevoir que notre mental a tendance à se disperser, de manière anarchique, en fonction de notre état initial de l’observation. Le recentrage bienveillant n’est pas si facile que ça, surtout pour les perfectionnistes, et finalement pour tout le monde. On peut s’apercevoir, en pratiquant la méditation formelle, ou en mouvement sur les tâches de la vie courante, que cet entrainement devient plus facile avec la pratique. Et surtout moins fatigant. Car cette pratique est « fatigante ».

Bien sûr l’expérience des uns, n’est pas celle des autres et pour certains, la méditation sera plus « facile » que pour d’autres, et que les difficultés rencontrées par certains ne seront pas les mêmes pour les autres. Depuis 3 ans, que je pratique assidûment, j’ai pu m’apercevoir que au début, je faisais ces exercices pour obtenir un résultat, et aujourd’hui j’ai simplement envie de pratiquer pour pratiquer, et il n’y a plus d’objectif de résultat. La pratique est devenue plus fluide et plus facile. Au début à partir de 10 minutes, cela devenait difficile, aujourd’hui je pratique une heure par jour avec bonheur.

Finalement, je retrouve ici la pratique des arts martiaux de ma jeunesse. J’ai pratiqué des katas, sans comprendre ce que je faisais pendant des années. Puis j’ai lu sur les katas, et j’ai cru comprendre. Puis, un jour j’ai été agressé et là j’ai finalement compris.

La pratique journalière formelle de la méditation de pleine conscience, aide à la concentration… Vous voulez en savoir plus ?

Alors simplement… Pratiquez ! Et vous verrez … ou pas ….