Le monde a-t-il un sens ?


sens obligatoireUne discussion « au coin du feu » pendant la chute de grêle de ce matin sur Saint-Prix, a tourné au drame existentiel.

« Nous faisons des choses dans la vie mais pourquoi faire ? Où allons-nous ? A quoi est-ce que cela sert ? » Et il continuait sa litanie de questions avec le regard dans le vague.

« Attention ! lui dis-je, Tu vas mal tourner si ça continue tu vas me sortir les trois questions fondamentales de l’humanité. D’autres avant toi s’y sont essayé. Par exemple au lieu de poser les questions, qui suis-je ? D’où est-ce que je viens ? Et où vais-je ? Pierre Dac y répondait « Je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne ! » Quant à Pierre Desproges que j’aime beaucoup comme tu le sais, lui il posait les questions sous cette forme : « Où est dieu, que fait la police ? Quand est-ce qu’on mange ? » « 

Il me regarda, interloqué, « Il faut que tu tournes tout en dérision ! c’est une manie chez toi! »

Je lui souriais, « je comprends, ce n’est pas simple que de se retrouver à 45 ans et plus devant des questions si profondes, que le sens de notre vie s’en trouve posé en terme aussi manichéens. « La vie a-t-elle un sens ? »

Je pense que certains te parleraient là, de dieu, de spiritualité, de conscience universelle, où je ne sais trop quoi. je vais te donner, la réponse que j’ai trouvé sur la route en marchant, en vivant chaque jour avec les miens. Bien-sûr, ce n’est pas une vérité, c’est simplement, ma croyance. Chacun d’entre-nous a ses croyances, et il construit son monde avec celles-ci, car nos croyances se vérifient par l’expérience. Alors, est-ce que le monde a un sens pour moi ? NON !

Ou plutôt, je vais aller un peu plus loin, est-ce que ce sens, nous est imposé par une entité quelconque ? C’est là que je pense que non. Comment je le sais ? Parce que j’ai rencontré diverses religions, et j’ai trouvé « la mort et la peur de la mort » ou sinon, « l’enfer et la peur de l’enfer« , j’y ai rencontré aussi « le paradis et l’espoir d’une vie meilleure, éternellement belle et bonne. »

Et surtout j’y ai rencontré des personnes qui en parlent qui y croient et sont alignées, et d’autres qui tuent en suivant les mêmes principes de leurs religions. En regardant l’histoire, j’ai pu m’apercevoir que les guerres de religion ont dévasté la terre en faisant miroiter aux hommes un paradis ailleurs ….

Alors le monde aurait un sens obligatoire vers la guerre et la religion ?

Sur le chemin de la vie (Le Camino que je continue chaque jour), je crois aujourd’hui que « le sens que le monde a », est en chacun de nous ! Le monde a le sens que nous lui donnons, nous les humains, avec nos réussites et nos échecs. Avec le progrès haïssable et le progrès qui nous soutient. La perfection du bonheur paradisiaque n’est pas pour moi. Car je sais maintenant que si l’on apprend pas l’échec on échoue à apprendre à vivre. Alors ? Quoi ? Rien n’aurait de sens ?

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Et si maintenant j’acceptais ma finitude. Si j’acceptais que ma vie a une fin. Que le bonheur passe, comme une brise sur ma joue, et que seule la plus grande conscience me le fait ressentir et percevoir. Comment ne pas rater ce souffle d’air si vivifiant qu’est le bonheur de vivre un instant avec vous ? Avec toi, et tes questions ?

Le monde a-t-il un sens ? Oui pour moi… Il a le sens du vent du bonheur, après lui il peut y avoir la bise du malheur, avant lui la tempête du chagrin. Qu’importe. Je dois simplement être prêt à accueillir chaque instant qui passe. A accueillir chaque échec comme une invitation à apprendre la vie.

C’est parce que la nuit existe que je sais que la lumière éclaire le jour. C’est parce je connais la peine, que je peux mieux apprécier le bonheur.

Quel est le sens que tu donnes au bonheur ? La recherche du paradis pour plus tard ? Ou simplement l’acceptation de ce cadeau que tu as reçu un jour de tes parents : LA VIE !

Vivez et soyez heureux, ou malheureux, mais surtout faites en quelque chose qui ai du sens. Comme le dit Viktor Frankel, le papa de la Logothérapie  : « Entre le stimulus extérieur et la réponse que l’on donne, on a la liberté de choix« 

Alors où en êtes-vous sur le chemin de la vie ? je vais vous aider …. regardez à droite voilà où vous êtes. 😉

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Catégories :Amour, Coaching, Formation, Supervision

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4 réponses

  1. Un sens ? Une « direction » ? Sans aucun doute. Pour le moins une « direction générale » ! Même si je n’ai aucune certitude (qui pourrait se le permettre), la seule conscience du génie présidant au fonctionnement de mon corps, (pourtant si imparfait…) m’impose une sorte d’évidence, comme un dolmen planté là dans la conscience. On n’arrive pas à une machine aussi complexe, aussi fine sans « projet », sans une capitalisation d’information, une organisation, un sens aigu du passé, du futur et du présent. Je ne parle pas de dieu, de sacré, ça c’est de la pommade, les idées religieuses sont bien trop simplistes pour ce qui est. Je parle du vivant et de son incroyable organisation à flanc de chaos. Le fait que nous ne percevions pas le sens ne signifie pas qu’il n’existe pas. Peut-être est il, en effet, juste nécessaire de faire ce que nous avons à faire, ce que nous sentons en profondeur, d’écouter les signaux que nous a toujours envoyé notre nature : douloureux, agréable, et tant d’autres… Nous ne sommes pas hasardeux, comment le pourrions nous ? Le hasard ne produit rien (hormis quelques revenus à l’état par le biais de la Française des jeux). Je crois qu’il importe à chacun de nous de trouver la place qui lui revient, c’est notre job. Et pas de sots métiers, un trader vicelard, mais heureux, a peut-être son rôle à jouer dans la partie. Il me semble que le bonheur est un bon indice de réussite. Mais pas de réussite sociale, de réussite profonde. Tant qu’on est heureux, c’est qu’on fait ce que l’on a à faire. Lorsque le malheur pointe son nez, alors la question à se poser n’est pas « d’où viens-je ? Où vais-je ? » Mais peut-être plutôt : suis-je sur la bonne étagère ? Ne serait-il point temps d’en changer ? Les cathos ont quand même inventé un truc pas trop mal (enfin, ils l’ont sans doute pompé quelque part) : la notion de libre arbitre. ça, ça me semble profondément vrai. Nous ne sommes pas vissés au tabouret de souffrance. Le premier réflexe animal est la fuite, et c’est fort sage. Un animal ne combat que lorsqu’il se retrouve acculé, lorsqu’il n’a plus le choix. Struggle for life, c’est plus mettre en route sa réactivité pour piquer un 100 mètres que sortir les calibres. J’irais même jusqu’à dire, mais ça va un peu loin, que le réseau social, le lien humain inconscient, facilite, aide au déplacement lorsque vous avez le courage de bouger, d’aller là où vous devez vous trouver. Et bloque lorsque vous faites les mauvais choix. Le « ça veut pas ». Comme les puzzle, mieux vaut ne pas forcer sur les pièces. C’est fin, tout ça, comme sensations, faut avoir les esgourdes bien ouvertes, mais ça marche. Je suis d’accord avec vous, l’atteinte d’objectif à toute force, si le voyage n’apporte rien de plaisir au présent, de bonheur d’anticipation, c’est le meilleur moyen d’aller se coller dans une impasse. Bonne journée à vous !

  2. Merci pour ce bon article, simple et complet.

  3. vous avez dit « …simplement l’acceptation de ce cadeau que tu as reçu un jour de tes parents : LA VIE ! »
    il apparait opportun de parler du Créateur de la VIE, le Créateur qui a donné le meme cadeau dont vous avez parlé à vos parent, aux parents de vos parents, et ainsi de suite, jusqu’à les premiers parents
    qui a donné la VIE à nos premiers parents?
    à la réponse à cette question, nous pouvons répondre à toutes les autres questions d’EXISTENCE, et nous comprenons le sens d’existence.
    je conseil de mettre en cause nos réflexions sur la vie et l’existence de temps un temps d’une manière rigueureuse

    • Bien sûr que cela demande réflexion, Bien-sûr que si nous avions ne serait-ce que le début de la moindre réponse à cette question du créateur nous envisagerions peut-être, et encore je n’en suis pas si sûr, les choses sous un autre angle.
      Pourquoi je n’en suis pas si sûr ?
      Parce que l’expérience humaine nous prouve que la croyance se justifie par l’expérience et non l’inverse.
      Devant « Dieu » ou une autre chose qui serait éventuellement peut-être le fameux créateur de mes premiers parents, aurais-je la pleine conscience de ce que je vis à l’instant où je le vis ?
      Combien de fois, me suis-je aperçu que je regarde les choses non pas telle qu’elles sont mais seulement telle que je crois qu’elles sont…
      Et hop… Voilà que je passe à coté des choses vraiment importantes sans les voir.
      Des certitudes ? Qui en a ?
      En tout cas moi je n’ai qu’une certitude c’est que si les religions « établies » et qui parlent d’un créateur ou d’un dieu sont réellement le reflet de la réalité… Alors je préfère rester dans ma tête car je n’arrive pas à imaginer un dieu qui exclu celui qui ne crois pas en lui.
      Nous sommes des créateurs nous même par exemple je crée des programmes informatiques qui eux ne croient pas en moi. Est-ce que le tableau croit en son peintre ?
      Et si Mona Lisa ne croyait pas en Léonard est-ce que cela changerait les choses pour Léonard.
      Quelle prétention de croire que notre avis va changer la vie de notre créateur…
      Nous sommes ici en présence du complexe de Frankenstein, où la créature détruit son créateur.
      Lorsque je crée quelque chose je peux lui donner un sens absolu … Où pas…
      Et le libre arbitre alors ?

      Bon c’est pas facile tout ça, hein? Mais ça me permet de m’aérer la tête merci Zitou…

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